Changer de logique pour en finir avec le décrochage massif

Le décrochage scolaire n’est pas un phénomène marginal dans notre système scolaire.

La politique volontariste menée au cours des quatre dernières années a permis de diminuer fortement les sorties précoces du système scolaire. Elles sont passées de 110 000 jeunes en 2014 à 80 000 en 2017.

Les établissements scolaires doivent bénéficier de moyens leur permettant d’accueillir ce public.

Ce résultat a été obtenu grâce à des dispositifs ouvrant aux jeunes sans qualification le droit à une formation complémentaire sous statut scolaire, d’apprentissage ou de la formation

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continue. Le Sgen-CFDT a soutenu la mise en place de ces mesures. Il demande que les établissements soient dotés des moyens leur permettant d’accueillir ce public dans les conditions favorables à leur réussite.

Les personnels de la Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire (MLDS) doivent être pleinement associés à la prise en charge de ce public. Leur compétence, leur expertise en terme d’accueil de jeunes fragiles au regard de la scolarité, en terme de mise en place de parcours personnalisé en fonction des objectifs, est indispensable à la réussite de ce dispositif.

Le Sgen-CFDT défend la MLDS comme mission pleine et entière de l’Éducation Nationale. Avec les personnels, nous nous sommes battus au cours des dernières années pour qu’ils soient reconnus comme des enseignants à part entière; des avancées substantielles quant à leurs situations ont été obtenues.

L’enjeu principal : tarir à la source le décrochage scolaire et les sorties sans qualification.

Le décrochage scolaire a plusieurs causes qui toutes ont à voir avec la conception même de notre système scolaire. Elles sont liées à un fonctionnement basé sur des filières hiérarchisées, à une affectation régie par la loi de l’offre et de la demande.

Pour le Sgen-CFDT, afin de diminuer encore plus fortement les sorties précoces du système scolaire, il est indispensable de repenser la logique de fonctionnement du système scolaire. Il doit évoluer vers une meilleure prise en compte des parcours de formation, et non plus une logique de filière. Ces parcours de formation doivent permettre, pour un élève qui le souhaiterait, le passage par différents statuts (scolaire, apprentissage, formation continue). Ces parcours doivent aussi reposer sur une autre conception de l’orientation qui doit être centrée sur un processus individuel et non plus sur des procédures d’affectation.

Reconnaissance des personnels MLDS : un dossier loin d’être clos !

 

 

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