Développer la co-éducation

Travailler autrement, collaborer avec les familles, … vers la coéducation !

La coéducation, ce n’est : ni du co-enseignement ni de la co-gestion de l’espace scolaire ni du contrôle des pratiques familiales. C’est avant tout la mise en commun des ressources de chacun pour stimuler les apprentissages de l’enfant.

Rappelons que le ministère de l’instruction publique est devenu éducation nationale…..  en 1932.

frise 581x191
Pour le Sgen-CFDT, la co-éducation est indispensable pour prendre en charge l’enfant dans sa globalité.

Éduquer, c’est ainsi  former quelqu’un en développant et en épanouissant sa personnalité. Ainsi, la co-éducation vise t-elle la collaboration étroite, la responsabilité partagée pour le bien-être et la réussite des enfants entre tous les acteurs de la communauté éducative. 

Comment instaurer un climat de confiance, de respect mutuel au quotidien dans les écoles et les établissements ?

A l’école maternelle, les rencontres sont quotidiennes et le dialogue est relativement facile à installer. Pourtant, ces rencontres se délitent tout au long de la scolarité pour devenir quasi-inexistantes au collège. Le temps d’échanges effectifs lors des rencontres individuelles parents/professeurs est souvent trop court et limité à des discussions ne permettant pas d’aborder des problématiques éducatives de fond.

Les outils numériques, tels les Espaces Numériques de Travail (ENT), s’ils permettent aux parents de suivre la scolarité de leur enfant, ne remplaceront pas le contact direct, l’échange et le dialogue. Instaurer un climat de confiance nécessite donc des rencontres régulières accompagnées d’un regard positif sur l’élève. La participation des familles à la vie de l’école ou de l’établissement (organisation des sorties, participation aux conseils) contribuent aussi à la co-éducation. Tout partenariat implique l’échange et ne peut se limiter aux réunions de rentrée ou de remise de livrets !

Co-construire pour co-éduquer !

Pour le Sgen-CFDT, c’est bien dans la co-construction d’un parcours de l’élève que la co-éducation doit trouver sa place. Il convient notamment d’y affirmer le rôle des parents, premiers éducateurs de leurs enfants. L’école doit donc s’ouvrir sur son territoire, sur les acteurs de son territoire pour construire ensemble un projet pour l’élève qui va au delà des pratiques purement scolaires. Cela ne peut cependant se faire que si les acteurs disposent de temps, pour construire ensemble, partager leurs points de vue. Reste à l’institution à valoriser ce temps que beaucoup d’enseignants prennent sur leur temps personnel souvent sans contrepartie ni reconnaissance.