Faire le pari de l’apprentissage public

42L’apprentissage : une chance et un avenir pour la formation professionnelle !

Dans son projet, le Sgen-CFDT défend l’idée de lycées polyvalents, modulaires et diversifiés. Ce n’est pour l’instant qu’un projet, mais cette conception de nouveaux établissements de formation rejoint l’actualité du moment car c’est la seule réponse possible permettant d’intégrer le nécessaire développement de l’apprentissage public.

L’impact sur les différentes structures de formation professionnelle initiales existantes ne sera pas anodin et rend nécessaire de réactualiser la réforme de la voie professionnelle sous statut scolaire.

Le Sgen-CFDT est favorable à un grand service public de Formation Professionnelle regroupant la formation professionnelle initiale sous statut scolaire, l’apprentissage public et la formation continue des adultes.

Le gouvernement veut un big bang de l’apprentissage !!!

La loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » modifie profondément la réglementation de l’apprentissage : signature de contrat toute l’année, financement des établissements au contrat, réforme de la taxe d’apprentissage, pilotage par les branches professionnelles

Pour la CFDT et le Sgen-CFDT la balle est clairement dans le camp des entreprises qui doivent développer le nombre de contrats proposés aux jeunes. La responsabilité des employeurs et du patronat est primordiale.

Pour le Sgen-CFDT, la rénovation de voie professionnelle engagée par le ministère de l’Education nationale doit permettre aux établissements publics d’accueillir dans de bonnes conditions leur part d’apprenti·es, alors que ces dernières années ce nombre stagnait. Pour le Sgen-CFDT, l’apprentissage doit se développer au sein des établissements publics non pas comme une offre de substitution mais comme offre de formation complémentaire. L’offre de formation professionnelle doit associer, de façon concertée et complémentaire, formation sous statut scolaire et apprentissage public dans un même bassin de formation et d’emploi.

Mais, pour le Sgen-CFDT :

  • L’équipe pédagogique du Lycée professionnel doit être seule à décider du choix du rythme d’alternance. Les enseignants intervenant dans ces classes doivent être volontaires
  • Les enseignants doivent bénéficier d’une pondération pour leurs heures d’enseignement devant public mixé
  • Les enseignants doivent bénéficier de décharges de service afin d’avoir du temps pour l’ingénierie de formation qui est inévitable.

Pour le Sgen-CFDT, tous les PLP doivent bénéficier d’une formation préalable à l’accueil d’apprentis.

  • le développement de l’apprentissage doit aussi se traduire par un engagement financier de l’État au profit de l’enseignement professionnel public.

Le Sgen-CFDT revendique cette mixité des parcours de formation qui sera source d’épanouissement pour l’apprenant, à condition qu’elle soit valorisée.

Le Sgen-CFDT dit oui à un système qui permette à plus de jeunes de réussir.

Le Sgen-CFDT dit oui à une pédagogie différenciée, personnalisée et par alternance.

Le Sgen-CFDT dit oui à une école qui au lieu d’exclure et de sélectionner les meilleurs, se donne les moyens de la réussite du plus grand nombre.

La co-intervention en LP, une pratique intéressante qui ne se décrète pas

 

CAP : un, deux ou trois ans… mais pas de créations de section en vue

Voie pro : des familles de métiers pour sécuriser le choix d’orientation des élèves