Progresser vers l’école inclusive

le puzzle des programmesL’école inclusive : une obligation pour tous

La loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées rappelle que les enfants handicapés sont scolarisés « prioritairement en milieu ordinaire »: c’est la première définition de l’école inclusive.

L’inclusion concerne tous les élèves : l’École doit mettre en œuvre tous les moyens indispensables à sa réussite. Ceci étant dit, comment est organisée, dans l’école, cette inclusion ?

Une carte mentale canadienne sur l’école inclusive

Pour le Sgen-CFDT, l’inclusion c’est l’affaire de tous

Inscrite dans la loi, l’inclusion ne peut se limiter à un ou des enseignants acceptant bon gré mal gré d’accueillir l’élève concerné. Il s’agit bien d’un accueil bienveillant au sein d’une école ou d’un établissement et tous les personnels sont concernés.
Organiser l’accueil, l’encadrement, la surveillance et le bon déroulement des apprentissages avec bienveillance doit faire l’objet d’une réflexion d’équipe afin d’assurer la réussite de cette inclusion. Cependant,  la bonne volonté n’est pas toujours suffisante et la méconnaissance du handicap, du rôle des  AESH (AVS), des aptitudes spécifiques à l’élève tant pour l’attention, la communication que pour les apprentissages sont autant de freins à l’inclusion. Cette inclusion concerne donc tous les enfants à besoins particuliers et notamment les enfants du voyage et les enfants issus de l’immigration.

Des moyens indispensables à mettre à disposition des équipes

Pour le Sgen-CFDT, le travail avec des enfants à besoins particuliers doit faire l’objet de modules spécifiques en formation initiale et continue, de formation commune à tous les personnels concernés : directeurs, principaux, enseignants, enseignants spécialisés, mais aussi ATSEM, AVS-AESH, personnels de restauration et de loisirs. C’est aussi la reconnaissance, notamment en termes de comptabilisation, des temps de rencontres dans le temps de travail pour tous ces personnels.

L’inclusion nécessite aussi de réfléchir aux effectifs de la classe ordinaire : des classes trop chargées empêchent de donner des conditions correctes à l’inclusion. Par exemple, dans le premier comme dans le second degré, la présence d’une ULIS, unité locale d’inclusion scolaire, devrait amener à baisser d’une unité les effectifs par classe, pour permettre les temps d’inclusion.

La question de l’école inclusive est vaste mais les personnels ont besoin de réponses !

L’école inclusive dépasse largement la question de l’accueil des élèves en situation de handicap, elle concerne tous les élèves « à besoins » particuliers. Elle vient toucher particulièrement les modalités de travail des collègues et leur capacité à travailler autrement, en équipe. Pour le Sgen-CFDT, cela ne peut se faire sans un minimum de concertation entre les acteurs. Cela demande donc du temps qu’il convient de valoriser d’une manière ou d’une autre par de la récupération ou de la rémunération spécifique. Les personnels attendent cependant avant tout une véritable reconnaissance de leur engagement et de leur professionnalisme.