S’impliquer dans le Projet Éducatif de Territoire (PEdT)

La réforme des rythmes scolaires devenue réforme des rythmes éducatifs, vise la réussite de tous les élèves. Avec le PEdT, elle modifie sensiblement les habitudes quotidiennes de chacun, élèves, parents et enseignants. Cette évolution éducative heureuse aurait nécessité d’impliquer davantage les personnels dans son élaboration et de tenir compte des facteurs humains.

L’épanouissement de l’enfant dépasse le temps scolaire. Il doit s’accompagner d’un véritable partenariat avec les parents mais aussi les acteurs locaux et s’ancrer dans le territoire. Ainsi, le projet éducatif territorial (PEdT) permet-il aux collectivités territoriales volontaires de proposer à chaque enfant un parcours éducatif cohérent et de qualité avant, pendant et après l’école. Sa réussite dépend avant tout de la volonté de chacun des acteurs de mettre en œuvre un partenariat efficace et complémentaire.

Respect, écoute, coopération, équilibre, autonomie sont indispensables à la réussite du projet, comme le souligne l’appel de Bobigny (octobre 2010) au sujet des PEL (projets éducatifs locaux).
« Le principe constitutionnel d’autonomie » des collectivités locales doit être respecté. Il permet d’inscrire dans la loi la reconnaissance de la capacité et de l’intérêt des communes ou intercommunalités à intervenir sur tous les temps de l’enfant, y compris le temps scolaire… Les PEL ont vocation à s’ouvrir à tous les âges de la vie en favorisant les passerelles entre les âges et en offrant les conditions d’une éducation tout au long de la vie… »

Le fonds de soutien

Le fonds de soutien a permis à toutes les communes disposant d’au moins une école maternelle ou élémentaire publique ou privée sous contrat de percevoir au titre de l’année scolaire une dotation de 50 euros par élève, majorés de 40€ en cas de DSU  (Dotation de Solidarité Urbaine) ou DSR (Dotation de Solidarité Rurale) dès lors que les enseignements y sont organisés sur neuf demi-journées par semaine à partir de la rentrée 2013. Celui-ci est reconduit chaque année et peut être majoré d’aides supplémentaires (CAF…) liées à la mise en place d’activités.

Voir notre analyse du rapport de la sénatrice Françoise Cartron :

Rapport Cartron sur les rythmes : l’optimisme affiché ne doit pas masquer les difficultés !

Le PEdT, comme le PEL, s’appuie sur les associations d’éducation populaire et les collectivités territoriales mais doit être aussi fondé sur la participation et la mobilisation des parents, premiers éducateurs de leur enfant.
Pour le Sgen-CFDT, le PEdT nécessite cependant un cadre national, assurant équité et pérennité. La mise en place d’instances de régulation, d’évaluation se réunissant régulièrement est un élément essentiel pour garantir la mobilisation des acteurs.

Un diagnostic territorial partagé

Il doit absolument être basé sur un diagnostic territorial partagé, faire l’objet d’une co-construction et d’une élaboration commune avec ses priorités, ses objectifs, son évaluation, ses plans d’actions et la répartition des moyens au niveau des écoles et établissements. Ce diagnostic ne peut se faire sans la participation de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative à son élaboration (enseignants, parents, acteurs territoriaux, partenaires associatifs…).

Mettre en œuvre une logique globale de coopération éducative, de coéducation et de convergence des actions et évolution des structures de l’école et des établissements est indispensable à la réussite de tous ! Il doit nécessairement selon le Sgen-CFDT y avoir une interaction entre le PEdT d’un territoire donné et le projet d’école, d’établissement demain.

Des liens :

 

« Devoirs faits », une perspective d’avancée ou un retour vers le passé ?

 

Rythmes scolaires, comment faire dans le flou actuel ?

 

Sortie du rapport Jeunesse et Sport sur l’évaluation des PEdT : bilan d’étape

 

Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) du 23 mars 2017

L’appel de Bobigny : l’intégrale

L’appel de Bobigny : la synthèse