retour à la page précédente

Enseigner en collèges et lycées : le temps de travail, un tabou ?

Vos témoignages à propos du temps de travail :

« on nous en demande toujours plus »

« encore une réunion qui ne servira à rien »

« j’ai encore passé le week-end à corriger des copies »

« cette année j’ai encore un emploi du temps pourri »

« j’arrive crevé·e aux vacances… »

Deux types de constats :

temps de travail enseignants du secondaireLe temps de travail de toutes et tous

  • du temps de travail mal réparti sur l’année et sur la semaine,
  • du temps de travail visible mais dont la pénibilité, le stress induits sont variables et non pris en compte. Des exemples : les obligations règlementaires de services (ORS), l’emploi du temps, les conseils de classe, les réunions parents-profs…
  • du temps de travail invisible et mal comptabilisé, variable selon l’âge, l’expérience, les niveaux, les publics… Des exemples :  les corrections de copie, la préparation de cours, l’autoformation…
  • du temps de travail invisible,  tabou ? Des exemples : les temps de réunions informelles ou formelles, les relations avec les parents, l’organisation d’épreuves communes ou d’oraux de langues…

Le temps de travail « facultatif » (choisi ?) de certains

  • des « missions en plus », indispensables au fonctionnement des établissements et à la réussite des élèves, qui induisent parfois des ressentis d’injustice à cause d’une gestion opaque et d’objectifs non partagés ni même discutés collectivement.
  • Des exemples : tuteur, coordonnateur, élu en Conseil d’administration, professeur principal, référent culturel…

Pour le Sgen-CFDT, tous les aspects du métier sont du « vrai travail »

  • toutes les tâches du métier doivent être identifiées et considérées, y compris celles qui ne sont pas des heures de cours ou de correction de copies, mais qui participent à la réussite des élèves : tutorat, coordination, heures d’animation, temps de formation…
  • avec une répartition de ces missions sur des temps hebdomadaires, mais aussi plus largement avec une prise en compte dans les rythmes annuels,  et plus largement sur toute la carrière (Compte Épargne Temps,  Compte Personnel de Formation, aménagement des fins de carrière…)
  • avec une reconnaissance financière immédiate (IMP…) et au cours de la carrière.

Les trois blocs : une proposition du Sgen-CFDT

Pour limiter le temps de travail, le Sgen-CFDT propose de le définir   :

  • en « blocs » fongibles
    • bloc 1 – les Obligations Règlementaires de Service comprenant toute heure de face à face élève, y compris l’accompagnement personnalisé et le tutorat, la préparation de cours et la correction de copies,
    • bloc 2 – les réunions de concertations, les conseils de classe, la coordination,
    • bloc 3 – les missions facultatives : tutorat, professeur principal…
  •  avec des  pondérations qui prennent en compte le type de mission,  son temps estimé et la situation particulière dans lesquelles elle s’exerce. Des exemples de situations particulières : les REP+, le niveau, le profil de classe…

L’évaluation des élèves : une réflexion s’impose

Pour le Sgen-CFDT, alléger le temps de travail nécessite aussi une réflexion  sur les évaluations des élèves : quel rôle ? quel temps ? quelles modalités ? quelle utilité ? quelle efficacité ?

  • L’évaluation pendant l’année doit avant tout être au service des apprentissages des élèves, être variée et diversifiée dans  ses modalités pour faire pratiquer des compétences multiples ;
  • L’évaluation outil au service des apprentissages est distincte de l’évaluation comme mode de certification (DNB, Bac…), donc leurs  temps doivent être clairement distingués aussi.

Pour aller plus loin :

Améliorer l’attractivité du métier enseignant : comment ?

 

> Pour en savoir plus, consulter le site du SGEN-CFDT