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Plus de maîtres que de classes : une ambition larvée

La loi de refondation fait de la réussite de tous, en particulier à l’école primaire, une priorité. Le « Plus de maîtres que de classes » en était un des dispositifs prévus pour atteindre cet objectif. Pourtant, dès 2017, l’application des annonces de campagne d’Emmanuel Macron, remplace la plupart des dispositifs « plus de maitres que de classes » par les CP à 12.

une demande du Sgen-CFDT qui date de…1977

C’est en 1977 que le Sgen-CFDT a adopté en congrès cette modalité pédagogique. « Plus de maîtres que classes » ne signifie pas rajouter un enseignant dans une école pour faire avec 6 enseignants ce qui était fait à 5.

Plus de maitres que de classes : une ambition larvée« Plus de maîtres que de classes », c’est mettre en place une organisation pédagogique différente en appui d’un projet permettant de sortir du fonctionnement actuel « une année, un maître, une classe, un niveau ». L’appui d’un maître supplémentaire peut être l’occasion de faire un co‑enseignement, de favoriser l’inclusion de tous les élèves, de moduler les prises en charges, de favoriser le travail des élèves en petits groupe.

un dispositif qui nécessite de vrais moyens

Le dispositif « plus de maîtres que de classes » nécessite du temps pour permettre aux équipes de travailler ensemble, se coordonner, faire le point sur les projets en cours, échanger sur les élèves. Ce dispositif a d’abord été déployé dans les cycles 2 des réseaux d’éducation prioritaire. Il a été mis en place de manière très différente selon les territoires. En effet, travailler en équipe ne se décrète pas. Cela implique que les équipes soient accompagnées et bénéficient de formations.

Cela suppose un projet clair inscrit dans le projet d’école. Ceci doit éviter une substitution avec d’autres dispositifs ou d’autres aides comme celles apportées par les Rased aux élèves en grande difficulté. Ceci doit éviter de faire du maître supplémentaires un spécialiste de la difficulté scolaire. Ceci doit éviter d’être, pour les Dasen, un moyen de contourner la carte scolaire.

Mis en œuvre prioritairement dans les écoles en éducation prioritaire, il s’est développé dans différents secteurs en particulier en milieu rural ou dans certaines écoles que l’on appelle aujourd’hui orphelines.

Pour aller plus loin :

> Pour en savoir plus, consulter le site du SGEN-CFDT