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Quelle autonomie des établissements ?

En évoquant à plusieurs reprises le recrutement des enseignant·es par les personnels de direction, en multipliant ses directives sur l’École, le ministre Jean-Michel Blanquer laisse à penser que l’autonomie des établissements, c’est l’autonomie des chef·fes d’établissement.

Et c’est bien dommage !

L’autonomie des établissements, un moyen de faciliter la réussite des élèves

autonomie des établissements et travail en équipeL’autonomie des établissements, ce ne doit pas être un objectif de gestion administrative…

Car l’autonomie des établissements est d’abord un outil pour faciliter la réussite des élèves ! Des objectifs fixés nationalement (le cadre dans lequel s’exerce l’autonomie) sont déclinés localement, au plus près des réalités de terrain, par l’ensemble des acteurs concernés…

Cela implique :

  • un engagement et une responsabilité collectives,
  • des instances de « gouvernement » de l’établissement : conseil pédagogique, conseil d’administration, conseil d’enseignant·es…
  • une reconnaissance des temps de concertation et des temps de décision (participation aux instances) dans le temps de travail.

Et le premier degré ?

L’autonomie de l’établissement permet une meilleure implication de toutes et de tous, facilite la réussite des élèves… Cela vaut évidemment aussi pour le Premier degré. C’est pourquoi le Sgen-CFDT revendique un établissement du Premier Degré dont les contours ont été précisés tout au long de l’année scolaire 2017-2018 à l’occasion de nombreuses rencontres avec les collègues.

Lever les inquiétudes

Mais pour beaucoup d’entre nous, l’autonomie renvoie en premier aux notions de concurrence (entre établissements, entre élèves), à une gestion inégalitaire voire inéquitable, et à un pouvoir (supposé de nuisance…) plus important des chef·fes d’établissement…

Il faut donc, pour lever ces inquiétudes,

  • donner la possibilité d’expérimenter localement, même à petite échelle (surtout ne pas imposer partout de façon uniforme !)
  • mettre en avant et mutualiser des expériences existantes, prouvant l’efficacité de décisions collectives partagées, prises localement,
  • sur la base de ces expériences, montrer l’amélioration tangible de la qualité de vie au travail, individuelle et collective (face au sentiment largement répandu de solitude et d’isolement dans l’exercice du métier),
  • faciliter la responsabilité et la prise de confiance de tous les acteurs, par le dialogue, la formation, du temps disponible…

Pour aller plus loin

Agir sur son travail dans le système éducatif français.

L’établissement du Premier degré : les propositions du Sgen-CFDT.

> Pour en savoir plus, consulter le site du SGEN-CFDT